| Résumé : |
Depuis leur apparition il y a une quinzaine d'années, les cigarettes électroniques connaissent une progression continue, le vapotage étant souvent utilisé comme une alternative au tabac. En France, plus de 6 adultes sur 100 vapotent quotidiennement, soit plus de 3 millions de personnes (données Santé publique France, 2024).
Compte tenu de la forte croissance de cette pratique, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a engagé une évaluation spécifique des risques sanitaires liés au vapotage et conclut à :
la survenue probable d'effets cardiovasculaires ;
la survenue possible d'effets sur les voies respiratoires, le système cardiovasculaire et la cancérogenèse, avec ou sans nicotine ;
la survenue possible d'effets sur le développement cardiovasculaire et respiratoire du fœtus exposé in utero, avec ou sans nicotine.
L'expertise a évalué les risques liés à certaines substances émises et inhalées lors du vapotage. L'Anses a conduit cette évaluation à partir des données disponibles sur plusieurs aldéhydes (acétaldéhyde, acroléine, formaldéhyde, furfural, glyoxal, propionaldéhyde), substances reconnues pour leurs effets toxiques, notamment cancérogènes, et toujours présentes dans les émissions des produits du vapotage.
L'Anses recommande de mieux informer les consommateurs sur les risques associés à leurs pratiques, rappelle la responsabilité des fabricants sur la sécurité des dispositifs et des liquides à vapoter et soutient le renforcement d'un encadrement des ingrédients, en introduisant des restrictions d'usage ou en interdisant ceux présentant un risque sanitaire. Elle rappelle l'importance de l'application effective des dispositions existantes interdisant la vente aux mineurs. L'utilisation de la cigarette électronique doit s'inscrire dans une démarche de sevrage tabagique. |